
À 32 ans, Karim accompagne chaque semaine des jeunes du quartier dans leur scolarité. Il revient sur son parcours, son engagement, et ce que l’association lui a apporté en retour.
Karim a rejoint Espoir 18 il y a cinq ans, presque par hasard. Aujourd’hui, il est l’un des piliers du soutien scolaire et anime un atelier hebdomadaire pour les collégiens.
« J’ai poussé la porte du local par curiosité »
« À l’époque, je passais souvent devant le local en allant au métro. Un jour, j’ai vu une affiche qui cherchait des bénévoles pour le soutien scolaire. J’avais du temps libre, j’aimais bien l’idée d’aider. Je suis entré, sans imaginer que cinq ans plus tard, je serais encore là. »
Ce que l’engagement lui a apporté
« Je pensais venir pour donner. En réalité, j’ai énormément reçu. Travailler avec ces gamins m’a appris une chose essentielle : écouter avant de proposer. Beaucoup arrivent avec des difficultés qu’on ne soupçonne pas — familiales, scolaires, parfois plus profondes. Mon rôle, c’est d’être là, présent, sans juger. »
Un message pour ceux qui hésitent
« À ceux qui se demandent s’ils ont ‘le profil’ pour devenir bénévole : oubliez cette question. Il n’y a pas de profil idéal. Il faut juste avoir envie d’être utile et accepter qu’on n’a pas toutes les réponses. Le reste, on l’apprend en faisant. »

